23.01.2008
Enfance
« l’impouvoir des larmes »
« cette présence reparue : tout en sachant que nul, jamais, nul ne revient »
Carlo Emilio Gadda
Tout vient de loin
De la ville
en apnée
briser la vie la taillader en son centre
Et des champs
Chaque talus escaladé
Chaque pin griffé
L’odeur de la résine et du sang
L’écorchure de la peau et l’écorce du pin
Grandir meurtrir quitter
Dos contre terre
On aurait su ainsi que l’hiver était froid
Au souverain de l’été
Aller pieds nus dans la lumière
La ville la nuit
Nous marchions ensemble
Parmi les rumeurs
Contre le monde entier
Etoiles fixes dans un ciel filant
à Y.A.
2004
16:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : enfance, ville, saison, nuit







