24.08.2008
Pensées cycliques-2
en chute libre vers les alvéoles pulmonaires et la poche stomacale en J majuscule
mes personnages perdent de leur légèreté et de leur insouciance ;
leurs gestes sont empruntés,
ils marchent contre le vent
ils marchent contre le vent
bédouins des paysages plats et désolés de l'Aunis
sur lesquels se penche la fatigue des tournesols
jusqu'à
l'indivisible bleu du ciel et de la mer
via l'indéfini l'indéfini des marais
***
sous les frondaisons de mes yeux, le paysage se grise et s'appauvrit, la vie du monde s'éloigne, en contrebas du morne passe comme un paquebot illuminé glissant de nuit sur la mer des caraïbes
jusqu'à ne devenir qu'une scintillante maquette posée sur la Mer Artificielle
mes paysages sont changeants
à peine suis-je assise, jambes croisées sur le plat du Rocher de la Sérénité, le rocher qui surplombe le Songe des Trois Cascades, que le ciel soudainement
se charge de grisailles et de pépites sombres venues du ciel et de la rivière
et le douloureux crépitement des sons mitraille mon coeur
La Rochelle-Guilers 29 juillet-4 août 2008
12:05 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paysage, Aunis







