29.09.2009
Elephantwoman
Elephantwoman
monsieur Kaa a enlevé de ma tête une caoutchouteuse masse
j'ai senti l'aspiration douloureuse d'un chewing gum collé à la semelle d'une chaussure
qui était mon crâne
aujourd'hui j'ai la cervelle déséquilibrée gélatineuse et vide
la poésie est capable d'absorber n'importe quoi
chichis fleurs bleues couleuvres
c'est pourquoi je fais le ménage c'est pourquoi l'amour est un bec aujourd'hui meurtrier l'amour aux ailes salies l'amour a l'oeil fixe des goélands aujourd'hui le chant de l'amour c'est le criaillement de tête des mouettes ou le charbon des corneilles aujourd'hui l'aigle a fondu sur toi sans pitié comme un aigle sans pitié la beauté sans pitié pour tes yeux et tes cheveux et ton coeur l'amour, meurtrier des lapins et des musaraignes des jeunes filles et des rêves l'aigle-roi a fondu sur tes douceurs
sans pitié
et sans méchanceté
sans méchanceté
tu te regardes comme une ortie de chemin un hérisson qui ne peut pas traverser un petit chat qui miaule après la caresse qu'il ne reçoit pas tu te réveilles panthère noire et je te vois briller de colère et devenir gitane et libre aguerrie par la morsure de la bête d'amour
ce n'était que l'ombre de l'aigle ma belle mais tu en as perçu le froid
monsieur Kaa hier a laissé ma tête évidée
ne reste que le coeur et ses lourdeurs
4-5 juin 2009
aux jeunes filles
19:28 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour
15.09.2009
paysages
je croise des gens revenus
de taïwan ou d'inde
revenus de désert tunisien je croise des gens
que l'ennui épargne et qui peignent
de la porcelaine scrutent les étoiles et nomment les arbres,
des gens
qu' accompagne la musique et qui poursuivent le voyage des sons
dans les corps
je croise des jeunes gens qui parlent de la vie de l'esprit et de l'amour
j'ai 48 ans et le vent se lève du mirabellier
du frêne et des micocouliers
j'ai vu un écureuil d'une branche à l'autre voler
et c'est toi l'homme que j'aime
le hamac berce ma paresse et mon livre
le paysage, quand tu n'es pas là
me fait défaut
Nantes - Usson en Forez août 2009
18:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hamac, gens









