21.11.2006
GENESE (3)
Ainsi penchée sur les plus hautes sphères
Je vois dans le miroir l’Autre Ciel
hors de cette nuit qui nous fit craintifs
refaire le monde
chaque matin décomposé
parce que la vie n’est que cela,
qui nous réduit à son immensité
les grands déserts des grandes lueurs,
le vide orné de ces fleurs fictives![]()
là-haut il n’y a plus rien que l’éther
à l’enveloppe écœurante![]()
l’odeur du silence
dans l’envol de la pluie
j’écris, comme on sommeille la nuit
avec les autres et pour aimer
jusqu’aux ennemis de ma vie![]()
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GENESE (2)
au centre de l’écoulement de la vie,
immense désert de détails
de l’homme encore le sang
la neige et le sel
de l’homme encore la peau
la lune et l’ongle
sous l’ombre la nuit
de l’homme encore le crime
des ombres passent sur la vitre
aveu sans chair de ce qui est![]()
jours dont les liens sont méconnus
l’écoulement mortel, c’est leur seule
ressemblance![]()
j’oublie l’étonnement de vivre
et dans la démesure de grandir
j’oublie le temps de vieillir![]()
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GENESE (1)
Les peintures d'Olivier ne sont en rien une "illustration" de mes textes. Ici ce sont deux enfances et deux imaginaires que je fais se rencontrer. Les peintures que j'ai choisies ouvrent un autre oeil sur ce que j'avais écrit.
Textes : anne jullien-pérouas
Peintures : olivier jullien
à l’odeur de ces pleurs, ancienne
et vénéneuse
j’ai permis toute douleur
noir silence que celui de vivre
et noir ce jour où tout fut advenu,
la folie la mort et ce sang débile
dont je tire ma race![]()
image close de la chambre ; les ombres
s’y sont retirées, contre le jour celui
qui tremble, le jour obscur
les rues où l’enfance triste s’avançait
les rues grises et closes, des ravins
où la pluie et la solitude
déjà l’infini regret...
ce besoin de morts encore qui sourd
d’autres temps. Des morts
pour hurler![]()
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15:05 Publié dans Art et Culture, Littérature, Peinture/Sculpture/Gravure, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Brest, enfance, guerre, poésie









