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01.11.2008
tombent épars des confettis
Je vis dans un trou dans lequel tombent épars des confettis d’écrivains, des giboulées très silencieuses de textes qui se déposent sur moi, enveloppent mon corps parcelle par parcelle, au début couverture de neige puis lin ou coton enfin cuir de vache écailles et métal enfin moi en-dessous protégée par toutes ces carapaces moi poussière en-dessous asphyxiée asthmatique engorgée par tous ces mots des autres auxquels pas la peine le courage la folie l’aisance le sans-gêne de rajouter les miens mes confettis sinon quoi toute la planète croulerait sous les confettis de tout le monde et chacun légers les confettis a-priori innocents à force cumulo-nimbus de la poésie et de la prose de tous les charretiers toi moi épouvantés devant le silence le rien à dire le rien à signaler alors pourceaux du fond de notre bauge on couine nos confettis pour quoi ? participer au déluge blanc de la planète, à l’amoncellement d’imprécations nuageuses, barbares dans le ciel qui croule sous la masse lui aussi pour se creuser se plomber s’effondrer d’un coup sur nous en bas comme un couvercle le ciel pesant de mots bariolages babioles non seulement écrits sur des papiers écrans parchemins tableaux tables d’écoliers murs des ports de commerce, non seulement écrits mais dits prononcés haut-parlés pensés esquissés pas de danse qui se conserveraient quelque part, jamais perdus, jamais envolés mais tracés quelque part pour finir agglutinés épaississant les cumulo-nimbus de la pensée, de la non pensée juste de l’esquissé agar-agar de l’indigeste
4 avril 2006
18:43 Publié dans Ecrits et Expérimentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mot
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