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30.10.2008
Os olhos e o azúl
soudainement mes yeux furent fatigués
fatigués d’être utilisés, à ce point
alors mes yeux se fermèrent
je ne devins pas aveugle je ne fus pas frappée de cécité
ni atteinte de maladie oculaire ni d’affaiblissement de la vue
-- on aurait dit le contraire peut-être
simplement mes yeux furent fatigués et mes paupières se refermèrent sur eux et m’enfermèrent en eux
toute entière enveloppée dans une caverne de paysages infinis
et dont toute la géographie obéissait à un autre ordre physique que celui des paysages ordinaires
ainsi je marchais au sommet des montagnes tandis que les oiseaux sous-marins survolaient des cratères de lave et de cendres lapis-lazuli, turquoise et aigue-marine
ainsi je vécus au milieu d’une extravagance naturelle et ordinaire où les tableaux que j’aime m’aspirent
afin que j’y vive et que j’y danse sans regard au milieu du regard
octobre 2008
11:14 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : yeux, paysages
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Commentaires
Super les yeux clos!! Tout un monde de lumières azssourdies- voir les yeux fermés, de Delatour à Rothko ; un univers.
Nirvana flottant orange.
Voir le coeur chaud.
pokou braz.
Ecrit par : Olli Evijnelur | 30.10.2008
C'est beau comme une chanson de Barbara ! J'en entends la musique à l'instant.
Ecrit par : Ronan C | 31.10.2008







