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20.06.2008
Shiva peut-être
Disparue de mon corps,
la danseuse qui virevolte de looping en triple axel
transformée
en automate,
poupée mécanique
invisible à l'oeil nu la danseuse aux dix mille formes prend appui quelque part autour de ma colonne vertébrale et s'épanouit jusqu'à jaillir lumineuse par la fontanelle ouverte à tous les vents
grâce à elle le monde et ses débris est un paysage sombre et vu de haut
auquel j'appartiens pour seulement un temps
la danseuse aux bras nus et aux bracelets d'or me délivre ; c'est une émanation multicolore et blanche de mon âme minuscule
grâce à elle je me déleste des cendres et des enclumes, des pensées syntaxiques et des pièges en treillis
je dois revenir sur mon galet, me laisser envahir par les images et les odeurs de la mer, par le silence des milliers d'oiseaux, humer les goêmons pourrissants et l'herbe coupée, je dois revenir épouser cette forme assise et miniature pour que la danseuse-mère se déploie je dois me tenir invisible immobile afin que la joie m'incendie afin de visiter les paysages de la terre sans succomber à la frayeur je dois retrouver le dieu-éléphant et m'asseoir sur son dos
le dieu-éléphant
27 mai 2008
18:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : automate, danseuse, éléphant
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Commentaires
Les deux sont parfaits ; vraiment sans scories même minuscules.
Ecrit par : Voilier | 23.06.2008







