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10.04.2007
LE BEC DE COUCOU
Un petit homuncule assis
en tailleur au fond de lui
comme sur un tabouret
une sorte de bout-à-cul
s’essaie à démêler
l’insupportable cacophonie, hu ! hu !
de morsures de pincements
de pirouli d’oiseaux en cage
toutes espèces confondues,
qui s’égosillent entre ses côtes
du coccyx à l’atlas
sans trouver du crâne la pentecôte.
La fanfare de Moulinsart
ne ferait pas tant de tintamare
ni le rossignol,
un tel bruit de casseroles.
Moi, geint tout bas dans cette cave tohu-bohu
notre homuncule un murmure devenu,
moi, petit bouddha de pacotille
qui rêvais de blancheur, d’Himalaya,
de neige immaculée, de grands lamas,
de lune pure sans bisbille,
de yak aux yeux profonds comme des lacs
de Foudre Bénie aux yeux fixés vers l’infini
je n’entends que ces piripipis
ces insensées escarbignoles
et pour me sortir du trou
où s’entête le coucou
me tirer par les guiboles
nulle femme en vue sauf
l’abominable...
Yéti !
Brest 198?
16:10 Publié dans Humour , Poésie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Tintin, yéti, poésie, humour
Commentaires
J'aime bien, les mots inventés, c'est rafraichissant.
ça lave un peu la poussière des sons un peu usés et lassés.
Besos
Ecrit par : Alfred | 16.04.2007
J'aime bien, les mots inventés, c'est rafraichissant.
ça lave un peu la poussière des sons un peu usés et lassés.
Besos
Ecrit par : Alfred | 16.04.2007







