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02.10.2006
DE LA NUIT
Aujourd'hui, je remercie ceux et celles qui m'envoient leurs commentaires. Leurs réactions me font poursuivre avec joie !
pour cette note, voici des "bris de vers" qui font partie d'un ensemble plus vaste.
A picorer sans modération.
Tous les textes présentés jusqu'à ce jour sont nés de ma tête et de ma peau ; mais je publierai aussi des textes de proches que j'aime et dont j'aime les écrits.
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remplir sa vie comme un flacon
à savoir que personne en fin de course
ne boira le flacon plein
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celui qui ne reconnaît pas son visage
dans le miroir
celui-là est maudit par la grâce
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avec ces yeux-là
quand tu la regardes
est-ce un pétale de rose
ou un souvenir morte ?
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Qui est à qui sous cette voûte ?
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Deux, trois, cinq jours
Quelque chose en moi, comme l’instinct des bêtes
Et pourtant je suis assise sur la terre, les pieds
dans le vide.
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mue par la fièvre
et le chagrin,
la rosée ne s’attarde plus
**
des souvenirs
comme le sang des femmes
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une odeur de savon et de sueur déjà,
mêlées
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faut-il briser sang sur sang
prendre la peau pour cendres
forcer le ciel de nos miracles
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elle sentit la lame sur sa gorge,
comme une herbe inoffensive et tranchante
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fleurs des champs et paradis d’orages
les sourires cruels derrière tous les rêves
à la fin c’est toujours la même fin
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ne pense pas plus loin que l’instant
plus loin que le ciel en ta fenêtre
et que ce miroir qui ne reflète rien
tout à temps se dénouera
**
Homme femme c’est là notre parure
pour traverser les champs
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dernier jour
dernier souci
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le fruit empoisonné
ce n’est pas la douleur
c’est son noyau
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une autre vie nous accompagne,
qui serait si proche
notre chemin intime
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ce qui se déchire
qu’on y prenne garde
ou non
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la pensée que tout cela finira
, un instant me console
**
une fleur épanouie morte au ventre
**
cet amour où j’hésite
à me jeter au ciel
16:25 Publié dans Littérature , Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







